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Economie : « Il nous faut des mécanismes et des instruments financiers innovants, capables d’accroître les ressources disponibles », indique Beugré Mambé

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Abidjan, le 09 avril 2026 - Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Robert Beugré Mambé, a indiqué le 09 avril 2026 à Abidjan, qu’il faut à l’Afrique des mécanismes et des instruments financiers innovants, capables d’accroître les ressources disponibles. C’était à l’ouverture de la Conférence de concertation sur la Nouvelle Architecture Financière Africaine (NAFA), visant à identifier les limites de l’architecture financière actuelle et à proposer des mécanismes africains de financement du développement. Il y représentait le Président de la République, Alassane Ouattara.



« Pour l’Afrique, la problématique du financement est apparue plus criarde face à nos besoins pour soutenir la transformation structurelle de nos économies, accélérer la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable, et répondre aux impératifs de la transition climatique (...). La résorption de ce déficit nécessite une réflexion approfondie sur les mécanismes de mobilisation des ressources à l’échelle nationale (…). Dans ce contexte, il apparaît indispensable de mobiliser des mécanismes et des instruments financiers innovants, capables d’accroître significativement les ressources disponibles », a affirmé Beugré Mambé.



Et d’ajouter que la transformation de l’architecture financière doit reposer sur plusieurs axes stratégiques, entre autres, le renforcement du rôle des banques multilatérales de développement ; le développement d’instruments financiers innovants, tels que les obligations vertes, les mécanismes de financement mixte ; et la réforme de la gouvernance financière internationale qui doit permettre une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances de décision économique mondiale et un accès plus équitable aux ressources globales.



A en croire le Premier Ministre, l’Afrique dispose d’atouts considérables. Le continent possède un immense potentiel économique, une population jeune et dynamique, ainsi que des ressources naturelles abondantes. Pour transformer ces atouts en croissance inclusive et durable, il faut renforcer la mobilisation des ressources, promouvoir les investissements productifs et favoriser l’intégration économique régionale.



Pour le Chef du Gouvernement, la Côte d’Ivoire poursuit résolument ses efforts en faveur de la stabilité macroéconomique, de l’amélioration du climat des affaires, et du développement d’un secteur privé dynamique et compétitif pour accélérer la transformation structurelle de l’économie et renforcer l’inclusion et l’équité sociale. Toute chose qui est traduite dans le nouveau Plan National de Développement (PND 2026-2030), cadre stratégique de référence pour la mise en œuvre de nos ambitions. Son coût global est estimé à environ 115 000 milliards de francs CFA, dont 70 % proviennent du secteur privé, et 30 % du secteur public.



Ce plan porte l’ambition de hisser la Côte d’Ivoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec un revenu par habitant de 4 500 dollars américains à l’horizon 2030. "C’est un objectif exigeant, mais réaliste, que nous voulons atteindre grâce à la mobilisation concertée de toutes les forces vives de la Nation", a-t-il assuré.



Pour le Président de la BAD, Dr Sidi Ould Tah, « Le moment est venu pour l'Afrique. Il ne s’agit plus de modérer le développement, nous devons l'accélérer », a-t-il souligné. Il a ainsi défini quatre (4) points cardinaux pour une Afrique plus forte, à savoir, améliorer l’accès aux capitaux à grande échelle afin que chaque dollar agisse comme dix, de même réformer l’architecture financière de l'Afrique, car celle-ci doit parler d'une seule voix financière sur la scène mondiale.

En outre, il faut transformer le boom démographique en puissance économique et faire des jeunes et des femmes le véritable moteur, car pour lui l'augmentation de la population africaine n'est pas un fardeau, mais plus tôt une opportunité en plein essor ; et construire des infrastructures résilientes, en apportant une réelle valeur ajoutée à travers une Afrique industrielle.



Ce dialogue consultatif à la fois stratégique et politique consiste à doter l’Afrique d’outils financiers cohérents avec ses ambitions d’intégration, de prospérité et de souveraineté économique.

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