Abidjan, le 16 juin 2026 - Le Premier Ministre Robert Beugré Mambé a réaffirmé l’engagement du gouvernement ivoirien pour la politique de décentralisation et du développement équilibré. C’était à l’ouverture des travaux de l'Assemblée générale 2026, de l'Association Internationale des régions francophones et de la rencontre économique francophone, le 16 juin 2026 à Abidjan, qu’il a présidée au nom du Président de la République Alassane Ouattara.
« L’Association internationale des régions francophones constitue un cadre privilégié d'échanges, d'expériences, de coopération décentralisée et de partage de bonnes pratiques. La Côte d'Ivoire adhère pleinement à cette vision. Sous l'impulsion du Président de la République, Alassane Ouattara, notre pays a fait de la décentralisation et du développement équilibré des territoires, un axe majeur de son action publique », a affirmé Beugré Mambé.
A l’en croire, les investissements réalisés ces dernières années dans les infrastructures, l'éducation, la santé, l'énergie, l'eau potable et les équipements sociaux, l'aménagement du territoire et le développement local traduisent amplement cette ambition de faire de chaque région un pôle de croissance et d'opportunités.
Au cours de cette rencontre organisée en collaboration avec l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), le Chef du gouvernement a ajouté qu’aucune partie du territoire ne doit être laissée en marge du progrès. Car lorsque les territoires avancent, la nation avance et le pays se développe. « Quand les territoires prospèrent, les populations retrouvent la confiance et tout simplement la joie de vivre. C'est cette conviction ferme qui guide l'action du Président de la République, Alassane Ouattara », a-t-il soutenu. En soulignant que le développement territorial exige également une mobilisation accrue des investissements privés. C'est pourquoi la Côte d'Ivoire poursuit ses réformes visant à renforcer l'attractivité de son économie, à améliorer le climat des affaires et à offrir un cadre sécurisé aux investisseurs.
Il a salué la rencontre économique francophone qui constitue une initiative particulièrement pertinente. Elle permet de renforcer la dimension économique de la francophonie et de faire des différents territoires, disposant d'atouts considérables, des moteurs de croissance durable. L’espace francophone rassemble aujourd'hui plus de 300 millions de personnes à travers le monde, représentant plus de 20 % du commerce mondial. Pour les prochaines décennies, ce nombre dépassera 700 millions de personnes et la majorité de la jeunesse vivra sur le continent africain. Cette dynamique démographique constitue une formidable opportunité.
Au cours du Panel de Haut Niveau dont le thème était « La Francophonie, espace de stabilité et de croissance ? », la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, le Président de l’Association internationale des Régions francophones, Laurent Wauquiez et le Conseiller pour les relations économiques internationales de la Province autonome de Voïvodine (Serbie), Darko Savic ont unanimement soutenu qu’il faut faire de la Francophonie un espace privilégié de dialogue avec les acteurs économiques et institutionnels engagés dans le développement des territoires. Un cadre privilégié de dialogue, d’échanges d’expériences et de définition de stratégies communes face aux défis contemporains auxquels sont confrontés les territoires.
Dans son discours conclusif, le Président du Conseil économique social environnemental et culturel (CESEC) de Côte d’Ivoire, par ailleurs, Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire, Eugène Aka Aouélé, a indiqué des pistes, à savoir : faire de la francophonie un levier commun afin de relever les défis de l'emploi, de la sécurité alimentaire, de l'environnement et de l'inclusion sociale. Faire en sorte que l'aménagement durable des territoires, l'accès aux énergies, la gestion de l'eau, l’agriculture et l'agro-industrie, de même que le numérique et l'intelligence artificielle constituent les piliers du développement de demain et autant d'opportunités d'investissement et d'emplois.
L’Assemblée générale a enregistré la signature d’un accord de coopération entre l’AIRF et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), en présence de la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo. Créée en 2002, l’AIRF fédère près de 180 collectivités de 16 pays. En Côte d’Ivoire, elle s’appuie sur l’ARDCI, instituée en 2013, comme relais national pour promouvoir le développement local et la formation des jeunes. La rencontre a vu la présence de présidents d’institutions, de plusieurs membres du gouvernement et de plusieurs membres du corps diplomatique.